Argelès-sur-Mer En Marche pour un renouveau démocratique


Analyse des résultats électoraux d’Argelès-sur-Mer en 2017

==> Le 23 avril : résultats du premier tour des présidentielles

La poussée du FN au premier tour des présidentielles

Beaucoup s’en sont ému !

Au soir du 23 avril 2017, Emmanuel Macron est certes arrivé en tête au niveau national avec 24 % des suffrages exprimés, mais Marine Le Pen était en seconde position avec plus de 21 %.

Dans les Pyrénées-Orientales, elle réalisait 30 %, avec Mélenchon en second (21 %).

Emmanuel Macron arrivait en troisième position avec 18,5 %.

Nous avons eu la satisfaction pour Argelès de constater que notre candidat, Emmanuel Macron, était en seconde position avec 19,59 % (1489 voix) même si Marine Le Pen réalisait un score comparable au reste du département avec 30,22 % (2297 voix).

Dans notre commune, François Fillon (19,35 % et 1471 voix) et Jean-Luc Mélenchon (18,25 % et 1387 voix) suivaient de près.

Le candidat du PS, Benoît Hamon, ne recueillait que 387 voix soit 5 %, résultat similaire à son effondrement constaté au niveau national (6 %).

==> Le 7 mai : second tour des présidentielles

Un second tour des présidentielles aux couleurs de l’espérance

Emmanuel Macron était donné vainqueur face à Marine Le Pen à 60 contre 40 ... ce sera 66 % contre 34 %.

Un beau résultat pour En Marche et un échec pour le Front National.

Mais c’était plus délicat dans notre commune d’Argelès où Emmanuel Macron ne passe qu’avec 52,44 % (3457 voix) face aux 3135 voix de Mme Le Pen (47,56 %).

Elle est arrivée en tête dans deux bureaux de vote sur huit.

Elle a ainsi progressé de 838 voix par rapport au premier tour.

Emmanuel Macron a progressé pour sa part de 1968 voix (passant de 1489 à 3457 voix), mais le nombre d’exprimés a chuté de plus de 1000 voix : 7602 au premier tour, 6592 au second tour.

Avec près de 10 000 inscrits, cela représente un dixième des électeurs.

N’incriminons pas ces électeurs, ce sont des responsables politiques comme Jean-Luc Mélenchon qui ont semé le doute dans les consciences, au risque de jouer tôt ou tard avec le feu car la progression du FN aux élections nationales aura sa répercussion au niveau local.

==> Le 11 juin : premier tour des législatives

Le maillot jaune de Sébastien Cazenove

Notre candidat a remporté le maillot jaune de la première étape.

Mais beaucoup ont surtout retenu du premier tour de cette élection législative le faible taux de participation.

Argelès n’a pas échappé à la règle avec 49,75 % de votants ... mais qui s’est abstenu ?

Emmanuel Macron avait réuni 1489 voix au premier tour des présidentielles, Sébastien Cazenove en réunit 1555 !

L’électorat En Marche a voté et s’est accru de 66 voix sur Argelès.

Par contre le FN s’effondre :

2297 voix pour Marine Le Pen et 1053 voix pour Massanell qui capte seulement 46 % de l’électorat FN.

Les Insoumis subissent un sort similaire :

Les 1387 voix de Mélenchon se réduisent à 389 pour Guérin (France Insoumise) et 291 voix pour Garcia (PCF), soit un total de 680 voix (49 % de l’électorat Mélenchon).

La débâcle des Républicains :

Où sont passées les 1471 voix de François Fillon sachant que Jacqueline Irles a recueilli 564 suffrages (38 % des voix de Fillon) ?

L’échec des « élus de terrain » :

Les multiples soutiens apportés par les élus locaux à la candidature d’Alexandre Reynal, le fait que le député sortant se soit investi jusqu’au bout à ses côtés, n’ont guère influé sur le résultat de Benoît Hamon.

Sur Argelès, le PS passe de 387 voix (5 % aux présidentielles) à 396 voix (8 % des exprimés aux législatives) ... un maigre gain de 9 voix qui reflète la lassitude des électeurs.

Les « élus de terrain », avec leurs références multiples (élus municipaux, élus départementaux) n’ont pas fait recette.

Les électeurs ont soif d’innovation ... pas de cumul de mandats.

==> Le 18 juin : second tour des législatives

Au second tour des législatives, l’essai est transformé

Sébastien Cazenove a été élu avec plus de 55 % des voix (2264 voix), soit 700 voix de plus qu’au premier tour (1555 voix).

Le candidat du FN passe de 1053 voix au premier tour à 1835, soit une progression proche de 800 voix.

Reconnaissons-le clairement : le candidat de l’extrême droite a bénéficié de meilleurs reports que le candidat de la démocratie.

C’est le résultat d’un matraquage médiatique affirmant qu’il fallait limiter la majorité présidentielle et de positions pour le moins obscures de nombreux responsables politiques déchus.

Entre le « ni l’un, ni l’autre » affiché par certains ou l’appel à voter « par obligation » pour Sébastien Cazenove ... on ne peut que s’interroger sur leurs réelles motivations.

Au soir des élections ...

Nous avons fêté la victoire de Sébastien Cazenove et Laurence Muguet ... sans oublier que le plus dur est à venir dans les cinq années qui vont suivre.

Aussitôt des voix se sont élevées pour contester la légitimité de cette élection du fait du fort taux d’abstention.

Mais ces contestataires, dont les partis s’inscrivent déjà dans l’opposition à la Majorité présidentielle, ne devraient-ils pas s’interroger sur leur propre légitimité avec leurs 6 ou 8 % ?

N’est-ce pas La République En Marche qui, en réalisant quatre fois plus de voix qu'eux dès le premier tour, se révèle être la meilleure force en mesure de barrer la route aux extrémistes ?

Oui, l’abstention croissante est alarmante.

Elle traduit la méfiance des électeurs envers un personnel politique usé et systématiquement soupçonné de corruption ou autres malversations.

En droit français, on bénéficie théoriquement de la présomption d’innocence.

Les dérives des uns et des autres nous ont conduit à une toute autre approche :

Les candidats comme les élus sont désormais frappés d’une présomption de culpabilité.

C'est ce que nous devons changer ... entre autres !

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